Huit mois après la mort de son prédécesseur
L’Iran a officiellement nommé un nouveau ministre de la Défense, après près de huit mois de gestion par intérim. Le poste était occupé par le général Majid Ebnelreza, adjoint de l’ancien ministre Aziz Nassirzadeh, tué le 28 février lors de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran.
Cette offensive avait également coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei, au chef d’état-major des forces armées Abdolrahim Moussavi et au chef des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour.
Mehrdad Akhlaghi a obtenu dimanche la confiance du Parlement, dont l’approbation est nécessaire pour permettre à un ministre d’entrer en fonction.
Un responsable civil issu de l’industrie de défense
Âgé de 68 ans, Mehrdad Akhlaghi n’est pas un militaire. Il a travaillé pendant 42 ans au ministère de la Défense et dirigeait depuis 2013 l’Organisation des industries de défense iraniennes, chargée de concevoir et de fabriquer du matériel militaire.
Selon les médias locaux, il a également exercé pendant plusieurs années dans les secteurs aérospatial et balistique iraniens.
Son parcours est au cœur des sanctions onusiennes dont il fait l’objet depuis 2007. Celles-ci sont liées au programme balistique et nucléaire de l’Iran, qui suscite depuis des décennies des tensions avec les pays occidentaux, notamment les États-Unis et Israël. Ses éventuels avoirs à l’étranger sont notamment gelés.
Téhéran menace de riposter à toute nouvelle attaque
Dès sa nomination, le nouveau ministre a averti que l’Iran répondrait fermement à toute nouvelle attaque américaine.
« Mais s’ils le font, ils s’exposeront tout comme la région à des dégâts considérables », a-t-il déclaré devant la presse, évoquant l’hypothèse d’une nouvelle offensive contre son pays.
Devant le Parlement, Mehrdad Akhlaghi a également annoncé que le renforcement du « Front de la résistance », qui regroupe des groupes armés hostiles à Israël et alliés de l’Iran, constituerait l’un des axes majeurs de son programme.

