Un bilan revu à la hausse
Au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes d’Africa Corps ont été tués lors de cette attaque, selon plusieurs sources citées par l’AFP.
L’assaut a été revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Ce nouveau bilan fait de l’attaque de Dioura l’une des plus meurtrières subies par l’armée malienne depuis le début du conflit qui touche le pays depuis une quinzaine d’années.
Selon une source sécuritaire à Mopti, plus de 100 militaires ont été tués, dont deux officiers. Elle affirme également que les soldats ont manqué de soutien aérien et que plusieurs d’entre eux effectuaient leur premier déploiement sur le terrain.
Un officier de l’état-major général des armées a fait état d’une centaine de disparus, d’une trentaine de blessés et d’un nombre similaire de prisonniers, selon un rapport établi après l’attaque.
Un élu local confirme également que le bilan a été revu à la hausse. Selon lui, plus de 100 militaires maliens ont été tués et plus de 80 autres faits prisonniers.
Le camp abandonné
Selon ce même élu local, le camp de Dioura a depuis été abandonné et vidé de son armement.
Plus tôt dans la semaine, des sources sécuritaires et locales avaient annoncé la mort d’au moins 50 militaires maliens et de cinq mercenaires russes lors de l’attaque. Certaines sources évoquaient déjà un bilan plus lourd.

