La campagne présidentielle brésilienne connaît un nouveau rebondissement. Flávio Bolsonaro, candidat de la droite et fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro, est visé par une enquête judiciaire portant sur de possibles infractions financières.
L’enquête, autorisée en juillet par un juge de la Cour suprême, concerne notamment le financement de la production de « Dark Horse », un film consacré à Jair Bolsonaro. Le long-métrage, encore inédit, doit retracer la vie de l’ancien chef de l’État, avec l’acteur américain Jim Caviezel dans le rôle principal.
Flávio Bolsonaro assure pour sa part n’avoir « rien à cacher » et affirme que le film a été financé légalement par des fonds privés.
Un financement qui intrigue les enquêteurs
Selon les éléments rapportés dans le cadre de l’enquête, Flávio Bolsonaro aurait obtenu plusieurs millions de dollars auprès du banquier Daniel Vorcaro pour financer le projet.
Vorcaro, dirigeant de Banco Master, est actuellement détenu dans le cadre d’une vaste affaire de fraude bancaire. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si une partie de ces fonds aurait pu bénéficier indirectement à Eduardo Bolsonaro, autre fils de l’ancien président installé aux États-Unis.
À ce stade, les investigations doivent encore établir l’origine et la destination exacte des fonds. Les accusations visant Flávio Bolsonaro ne constituent donc pas une condamnation.
Une enquête qui intervient en pleine campagne
L’affaire tombe à un moment particulièrement sensible pour le candidat conservateur. L’élection présidentielle est prévue le 4 octobre, avec un possible second tour le 25 octobre.
Flávio Bolsonaro est actuellement présenté comme l’un des principaux adversaires du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva. Dans un pays où les affaires de corruption ont régulièrement pesé sur les campagnes électorales, cette enquête pourrait compliquer la course du candidat de droite si de nouveaux éléments venaient à être révélés.
La justice brésilienne poursuit désormais ses investigations sur le financement de « Dark Horse » et sur les éventuels liens financiers autour du projet.

