Le projet criminel, qui visait un établissement où les banques stockent notamment leurs liquidités et leurs objets de valeur, a été déjoué grâce à une coopération policière franco-belge. Dans la nuit du 26 au 27 février 2025, les suspects avaient interrompu leur progression à quelques centaines de mètres de leur cible après avoir aperçu les gyrophares de la police allemande.
Des éléments accablants contre Ferrara
Pour établir la participation des dix prévenus, l’accusation s’est appuyée sur des écoutes téléphoniques, des surveillances et des analyses ADN. Celui d’Antonio Ferrara a notamment été retrouvé sur la crosse d’une arme de guerre ainsi que sur plusieurs objets saisis dans une voiture.
Le tribunal a également relevé ses déclarations « fluctuantes et changeantes », estimant qu’elles révélaient un « manque complet de crédibilité ». L’intéressé contestait pourtant toute participation au projet.
Surnommé le « roi de la belle » en raison de ses deux évasions de prison, Antonio Ferrara avait déjà été condamné en France pour des braquages et une tentative de meurtre. Il était sorti de prison en 2022.
Plusieurs complices également condamnés
Neuf autres personnes étaient jugées dans cette affaire. Parmi elles, Massimiliano Ferrara, frère d’Antonio, a écopé de neuf ans de prison. Walid Tarsim a été condamné à dix ans et Yacine Bentouati à douze ans pour avoir notamment renversé un policier lors de l’intervention à Eupen.
Le tribunal a souligné le « caractère professionnel des faits » et la « violence extrême » du projet, marqué par l’utilisation prévue d’armes de guerre, de véhicules volés et d’explosifs.

