La vanne rouverte après plusieurs jours de blocage
Dans un communiqué, la NOC a annoncé la « réouverture de la vanne n°7 permettant la reprise du pompage de pétrole brut via l’oléoduc Charara-Zawiya ».
Un groupe armé avait fermé cette vanne lundi, provoquant une forte baisse de la production. La NOC n’a pas précisé l’identité des responsables du blocage ni leurs revendications.
Les équipes techniques et opérationnelles ont immédiatement mis en place les dispositifs nécessaires afin d’assurer un redémarrage sécurisé des installations.
Des pertes estimées à 95 millions de dollars
La compagnie pétrolière libyenne estime à 95 millions de dollars les pertes financières provoquées par la fermeture de l’oléoduc pendant cinq jours.
L’oléoduc est exploité par Akakus, une coentreprise réunissant la NOC, l’espagnol Repsol, le français Total, l’autrichien OMV et le norvégien Statoil.
La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) avait exprimé son inquiétude face à ces perturbations, estimant qu’elles affectaient la principale source de revenus des Libyens et risquaient d’accroître les importations de carburant ainsi que la pression sur les finances publiques.
Les infrastructures pétrolières régulièrement perturbées
Les blocages de sites pétroliers et gaziers sont fréquents en Libye ces dernières années. Ils sont liés à des revendications sociales, des menaces sécuritaires ou encore des différends politiques.
Le pays, qui possède les réserves de pétrole les plus abondantes d’Afrique, reste plongé dans l’instabilité depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux exécutifs se disputent actuellement le pouvoir, l’un dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, l’autre installé dans l’Est et contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et son clan.

